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  • : François Giovangigli. Art contemporain.
  • : Blog sur le travail de François Giovangigli, installations, peintures, monuments provisoires. Présentation de tout son travail et de ses dernières recherches sur les an-atomiques et les an-organiques.
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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 10:50

Suite du 1er èpisode.


Je me rends donc chez l'architecte qui doit mettre en scène l'exposition. Il habite une coquette maison, vers la porte des Lilas, et possède une belle collection de sculptures haïtiennes.

Nous discutons.

Et j'apprends.

Il me prête, avec promesse de retour impératif, une sculpture originale, et des polaroïds, que je possède encore.

Les sculptures traditionnelles, en papier mâché, sont dans un premier temps modelées dans la terre. Ensuite, le papier journal, ou le papier craft,  est encollé sur la terre humide. A l'horizontale. Et l'ensemble est mis à sécher, sous le soleil des Antilles.

 

haïti-22

 

  Une fois sèche, la terre se rétracte, et la coque en papier se démoule d'elle-même. Celle-ci est posée sur un carton découpé aux formes de l'oeuvre et encollé au dos. Il est peint en bleu caeruleum et reçoit la signature de l'artiste. La sculpture est ensuite peinte avec des couleurs vives et reçoit un vernis brillant.

Le corps de la sculpture est creux, ce qui la rend très fragile, d'où le problème rencontré par les organisateurs de l'exposition pour les grandes tailles.

La solution est de rendre rigide l'intérieur de la sculpture. Je décide de remplacer la terre par du polystyrène traité M1, ignifugé pour réception du public. La suite du processus est la même, papier, colle, carton, peinture, vernis. Le polystyrène permet de monter à la taille choisie. Je commande des blocs de polystyrène de 2,5 mètres de haut par 1 mètre de large et 50 centimètres de profondeur, et les colles adéquates.

Et je sculpte.

Les premiers essais sont mauvais. Trop logiques, symétriques, trop européens,  sans l'énergie vitale. Il faut travailler sans prendre de recul, le nez sur la matière, la main à l'instinct.

Petit à petit, l'oeuvre sort de sa gangue, je viens d'une île, la Corse.

Et j'attaque, à la scie, au cutter, à la lime, ce que je pense être des éléments de décor. Le polystyrène s'infiltre partout, atelier, chaussettes, slip, poumons.

Mais ça y est, les choix sont faits, les formes se dévoilent. Je comprends le travail de l'intérieur, dans l'âme.

Les cinq sculptures prennent forme.

Et sont créées.

 

Suite au prochain épisode.

Liv&Lov.

 

F

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Published by Giovangigli
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